QUAND L’ESSONNE SE MET AU VERT

Mardi 6 juillet – 18h 33 : le train en gare de Foix dépose un flot de voyageurs très spéciaux. Ce sont 29 enfants de 6 à 11 ans qui viennent passer trois semaines en Ariège dans des familles d’accueil. Garçon ou fille, « le copain des vacances » comme le dit joliment le Secours Populaire, maître d’œuvre de cette rencontre, va connaître des journées de vraie détente dans un cadre d’affection. Parce que les familles qui attendaient leurs jeunes hôtes étaient toutes là, émues de connaître enfin celui ou celle qu’elles vont choyer, à qui elles ouvrent la porte de leur foyer et de leur cœur. Que dire des enfants qui revenaient et qui retrouvaient ces personnes inoubliables qui les avaient déjà reçus l’an dernier ?

29 enfants en juillet, 6 familles accueillent deux enfants chacune. Dans le groupe, un petit de 4 ans et demi. A la question banale : « Puisque vous revenez, qu’est-ce qui vous plaît tant ici ? », la réponse fuse « Tout ! ». Une maman explique : « Ils adorent l’eau, la piscine, la moindre bassine, ils pataugent. Ils ont un peu peur des bêtes, même des animaux familiers ». Un petit bout de chou traînant une valise plus grosse que lui demande déjà à son « papa de vacances » si on va tout de suite à la montagne. Il a fallu réfréner son ardeur mais en lui promettant dès demain une randonnée… à sa mesure. « La première rencontre est toujours émouvante mais c’est le départ qui est triste », avoue une maman.

En attendant l’Essonne est prévenue que personne ne s’est perdu en route, les deux restés à Toulouse étaient bien attendus là-bas ainsi que celui d’Auterive et les trois descendus à Saverdun. Maintenant, vivent les vacances et bravo aux familles qui permettent à ces laissés pour compte de l’été de profiter de tous les bienfaits de notre ruralité. Beau succès pour le SPF qui a vu cette année dix familles de plus s’inscrire pour accueillir ! Bernacette a fait le lien entre tout ce monde avec la proposition d’un pique nique le dimanche 18 juillet afin que « cette chaleur-là rayonne bien plus loin que l’été ». Aider le Secours Populaire ne se fait jamais à fonds perdus.

Marie Laïlle

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