François MARTINEZ

A 83 ans, François MARTINEZ, un grand Homme de la lutte des classes

Vendredi 6 janvier 2011 en après-midi se déroulait le dernier adieu à François Martinez, et bien que le connaissant, j’ai préféré opter pour le texte écrit par son ami Jean-Claude Naudy.

François MARTINEZ« Qui aurait pu imaginer fin novembre, alors qu’on se rendait au départ à la retraite de Lulu, secrétaire à l’UD CGT, qu’un mois et demi plus tard, nous allions connaître pareil drame.

Durant le trajet avec Jean-Claude Lasserre, nous faisions des projets sur les échéances à venir, et tu nous paraissais alors en bonne santé.

Ce dernier combat que tu viens de mener, mon ami François, contre cette saloperie de maladie, je n’ai même pas pu t’aider à le gagner, tellement ce fut rapide et foudroyant, et je m’en veux.

Et pourtant combien de luttes nous avons mené avec quelques copains ici présents, qu’elles soient syndicales ou politiques.

Affronter des patrons de combat, nous savons ce que cela signifie, mais jamais nous n’avons baissé les yeux.

Au sain de la section syndicale, tu étais le Sage, celui qui savait interpréter le lois, et nous les transmettre à nous les jeunes, qui emportés par notre fougue, n’avions pas toujours les idées très claires. Tu savais nous recadrer quand il le fallait.

Personnellement, j’ai vécu des dizaines d’années à tes côtés dans le monde du travail. Mon éducation syndicale c’est toi qui l’a faite, et tu m’as aussi beaucoup apporté dans ma réflexion politique.

J’ai pu apprécier ton côté pince sans rire, qui te permettait d’égratigner avec humour. C’est un honneur pour moi d’avoir été ton compagnon de luttes et ton ami.

Nous te faisons la promesse François que lors des manifestations auxquelles nous nous ferons un devoir de participer, tu seras toujours à nos côtés, chaque mètre de bitume que l’on foulera, tu le fouleras avec nous. Chaque slogan que l’on criera, on le criera encore plus fort, pour que tu nous entendes, et on le criera deux fois, une foi pour toi, une fois pour nous.

Cette bête que l’on nomme capitalisme, que nous avons toujours combattu, nous continuerons avec toi François, à y faire face et nous ne reculerons pas.

Avant de terminer, je voudrais que ta Famille sache, qu’elle peut être fière de toi, car dans la lutte des classes, contre les inégalités et les injustices sociales, tu as toujours été un homme juste, droit et extrêmement lucide.

Merci mon ami François pour tout ce que tu nous a apporté et appris.

Adieu camarade. »

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