De la corne brute au peigne prêt à l’emploi, même si son musée existe à Lavelanet, la dernière fabrique de France et pratiquement d’Europe (une petite incertitude à propos des derniers pays ajoutés) fonctionne toujours. Créée en début du 19ème siècle par deux familles issues d’un mariage en 1820, Azéma et Bigou, l’industrie du peigne en corne, de vache et de bœuf, a connu son déclin avec l’apparition de la matière plastique. Autrefois, plus de 1500 ouvriers travaillaient dans cette région sur la corne qui provenait principalement d’Afrique et Australie. Le marché actuel provient d’Amérique du Sud et l’unique fabrique est surtout une affaire de famille qui occupe seulement trois personnes et qui se visite du lundi au vendredi de 15 à 16h. D’une corne de vache ou de bœuf, on tire généralement 2 à 3 peignes après en avoir coupé les bouts. La pointe est récupérée pour la fabrication de manches de couteaux et autres objets d’arts, ce qu’il reste est transformé en sciure très fine (presque de la farine) pour engrais, rien est perdu. Si la fabrique est techniquement modernisée, pas moins de 16 étapes sont nécessaires pour obtenir un peigne terminé, un véritable objet d’art.

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1. cognet Le 25/02/2008 à 21:13