Chantier international, échanges, découvertes et mise à mal du Comité de Défense

Personnellement, je me débrouillais assez bien en espagnol et allemand avec quelques balbutiements en anglais, qui était la langue la plus utilisée entre jeunes des Chantiers. Il y avait également beaucoup d’autres jeunes issus de familles de bénévoles, comme Frida et Narcisse, les enfants de mon épouse. Parmi les étrangers, j’avais souvent reçu chez moi Marina qui était russe. Au cours des premières années on se comprenait surtout par des signes, et puis à son retour de Russie en 2005, elle m’a fait la surprise de parler dans un français presque correct, mais aussi de ne pas venir pour trois semaines mais pour toute une année car déjà inscrite à l’université de Toulouse pour se perfectionner dans la langue pour devenir guide touristique dans la région. J’étais comme un père pour elle et cela la rassurait beaucoup, cela rassurait également ses parents qui habitaient près de Moscou.

Juste avant l’été 2005, nous possédions toute une documentation sur l’histoire d’avant et après 1789 concernant les inventaires. Grâce à la famille de Jean Dangereux (acheteur des biens de la famille Lévis à Lagarde), on savait tout ce qu’il avait emporté et tout ce qu’il n’avait pu prendre, c’est-à-dire, ce qui était dans les caves, des caves dont les entrées avaient été volontairement effondrées. Cette histoire hantera Patrice Lebreton, qui n’aura de cesse que de chercher un passage menant à ces fameuses caves. Certes, les entrées n’existaient plus, mais d’après les plans, il restait une possibilité, une aération au niveau du puits central qui pouvait peut-être permettre d’y accéder. Mais Patrice, à la pensée que personne ne serait d’accord à tenter de déblayer le puits sur près d’une cinquantaine de mètres de profondeur, préférait essayer de trouver un autre passage quitte à creuser par un côté en passant bien en dessous du fossé, soit l’emplacement d’une ancienne poterne menant aux caves, qui aurait été condamnée bien avant la Révolution.

L’année 2006, ressemble beaucoup à la précédente, on travaille et on fait la fête. Le pourtour du château est à présent bien propre, on y travaille à l’intérieur comme à l’extérieur, et les visiteurs sont de plus en plus nombreux. Cependant en fin de période estivale, nous essuyons un revers, Patrice et un autre sont tour à tour amenés à la gendarmerie pour une affaire dont on se serait bien passé. Avec au surplus un début d’abandon d’une majorité de bénévoles, et un soir Olivier Baltzinger nous dresse un bilan. Patrice Lebreton, encore lui, n’a jamais déclaré le Comité de Défense, c’est la banque à Metz qui a demandé de tout régler le plus rapidement possible. Même les supports avec lesquels je travaille, interdisent les prochaines parutions. C’est vraiment la tuile ! C’est fou, mais en moins d’une semaine on se retrouve à cinq ou six au château, jusqu’à ce qu’Olivier me propose d’aller à une réunion à Pamiers. C’est là que je découvrirais l’étendu des dégâts.

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D.B.

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