Histoire du Château de Lagarde & de la Famille des Lévis Mirepoix - page 8

La branche des Lévis Mirepoix s’éteint avec Gaston Pierre Charles de Lévis Mirepoix (épouse Anne Gabrielle Antoinette de Bernard de Rieux, en 1733 en 1ère noce, puis en 2ème noce, Anne Marguerite Gabrielle de Beauvon Craon, en 1739), orphelin de père à 3 ans et de mère à 8 ans, émancipé à 17, mousquetaire du Roi Louis XV, à dix neuf ans, il est nommé Colonel du Régiment de Saintonge le 6 mars 1719 à 20 ans.
Ambassadeur de France à Vienne auprès de l’empereur il assure la possession de la Loraine à la France le 18 novembre 1738 par les remarquables transactions qu’il mène, province qui sera offerte à Stanislas Leckzinsky, ex Roi de Pologne et beau-père de Louis XV.  Ceci lui vaudra de recevoir le Cordon du Saint-Esprit.

Il rentre en France où le Roi le nomme Maréchal de Camp. Il est de tous les combats, il marchera sur la Bohême, on le trouve à Sakey, Lawfeld au côté du Maréchal de Saxe, il participe à la victoire de Montalbon où son attitude lui vaut le titre de Lieutenant Général 1744.

Un épisode pittoresque se produisit lors de la guerre contre le Piémont : au cours d’une promenade à cheval avec son neveu Lévis Ajac, il tombe nez à nez avec un bataillon de Piémontais.
Ceux-ci loin de penser que deux officiers Généraux sont seuls et présumant la présence de troupe derrière eux, se rendent aux deux hommes qui ramènent leurs prisonniers au camp français.

Il s’empare de Fréjus et oblige les Piémontais à repasser le Var. Il sera fait Duc de Mirepoix en 1751 tant pour ses talents militaires que pour ses capacités de diplomate.
Nommé Lieutenant Général et Gouverneur des Pays de Vivarais et Velay, du diocèse d’Uzès et de la Province du Languedoc en 1755, il sera fait Maréchal de France le 24 février 1757 par Louis XV.
Il meurt en 1757 et avait dans son testament exclu les filles des branches collatérales, ce qui interdisait aux autres Lévis d’accéder au Duché à moins de se marier avec une Lévis Mirepoix.

 

Suit, Louis Marie François Gaston de Lévis Léran (épouse Catherine Agnès de Lévis Châteaumorand en août 1751), mousquetaire du Roi puis colonel du régiment d’infanterie du Béarn qu’il troquera pour celui de la Royal Marine.

Participant à toutes les campagnes d’Allemagne, il sera blessé à la bataille de Dettingen. On le retrouve ensuite aux sièges de Menin et d’Ypres.

Présent sur le champ de bataille de Fontenoy, il échappe à cette boucherie. C’est là que fut prononcée la célèbre phrase « Messieurs les Anglais, tirez les premiers ».
La guerre toute en dentelles et en politesses, n’en était pas moins meurtrière. Aide de camp en Piémont de son cousin, le futur maréchal de Mirepoix, il participe à l’expédition de Minorque et se distingue durant les assauts de Port Mahon et du fort de San Felipe.
Nommé brigadier en 1759, il se retire peu après de la carrière militaire pour raison de santé.

En 1757 à la mort du Duc il accède à la tête du Duché avec beaucoup de difficultés.

En effet sa grand-mère, Marie-Marguerite Camelle de Lévis était la tante du dernier des Mirepoix. Toutefois, il eut énormément de mal à rentrer en possession de cet héritage.
Avec la disparition de la branche Mirapicienne, l’aîné de la maison de Lévis devenait le Marquis de Gaudiès. Ce dernier réclame également la succession. Faisant appel, Louis Marie François Gaston est tout d’abord débouté de ses prétentions par une décision du Sénéchal de Limoux, qui octroie les terres Lévis à Gaudiès le 22 Mai 1758,.
N’acceptant pas cette décision, il porte alors le différend devant le Parlement de Toulouse qui lui donne raison et l’installe dans ses biens, titres et prérogatives le 21 Août 1759.

Il quitte Léran et s’installe au Château de Lagarde. On rapporte que ce seigneur se vit reprocher par Louis XVI de venir rarement à la Cour.
A quoi, il aurait répondu « on voit bien que Votre Majesté ne connaît pas Lagarde ».

Le peuple de Paris gronde, et Louis XVI devant cette agitation décide alors de convoquer les Etats Généraux à Versailles, qui se réunissent en juillet 1789. Le Duc pourtant élu député de la Noblesse, refuse d’y siéger, préférant la quiétude de Lagarde à la turbulence parisienne.

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Dbc 08

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