Histoire du Château de Lagarde & de la Famille des Lévis Mirepoix - page 10

Il n’habitait plus alors Léran, voulant à tout prix fuir le douloureux souvenir de sa fille Félicité qui y était morte à l’age de 17 ans. Il ira même jusqu’à interdire à son fils d’y mettre les pieds.
Bon et généreux il fonda à Léran un établissement pour l’éducation des jeunes filles ainsi qu’un autre pour les soins médicaux aux malades pauvres. Il meurt en 1851.

Suit son fils, Adrien Charles Marie Gui de Lévis Léran (épouse Marie Josèphe Hildegarde Ghislaine de Mérode Westerloo, en 1844), lui succède, dès la mort de son père il s’empresse de réintégrer Léran et renouer les liens temporairement relâchés de sa famille avec l’Ariège.
Sa vie durant, il tentera de retrouver tous les objets et ornements qui se trouvaient au Château de Lagarde avant la tourmente révolutionnaire et les inclura alors dans la restauration du château de Léran. Duc de Lévis, Duc de San Fernado Luis, Duc de Mirepoix. Il meurt en 1889.

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Suit, Antoine Pierre Marie de Lévis Léran (épouse Nicole de Chaponais le 28 janvier 1911), Historien et écrivain célèbre, il fut admis à l’Académie Française en 1953.
Son implication dans la vie locale ainsi que ses nombreux travaux historiques en ont fait un homme dont le souvenir en Ariège restera attaché à la bonté.
C’est lui qui vendit en 1981 le Château de Lagarde à deux fleuristes toulousaines.

 

Conclusions historiques

Dès la première campagne de construction, le Château de Lagarde est à la fois unique, original et anachronique.
Tout au long de son histoire, les Lévis Mirepoix semblent avoir cherché à mettre en avant leur puissance, à faire de Lagarde le symbole de leur haute noblesse, à marquer les esprits par l’utilisation de formes peu courantes pour la région, remaniant maintes fois leur Château pour l’adapter aux évolutions de l’armement, mais toujours en lui gardant un aspect massif, austère, écrasant les campagnes alentours par ses hautes tours et sa silhouette peu courante.

Les branches cadettes, comme la branche aînée, ont eu toutes les illustrations : on trouve leurs membres contractant les plus belles alliances avec les plus grands noms de France ;
un grand nombre arrivent dans l’armée aux plus hautes dignités jusqu’au maréchalat ; dans l’administration, au gouvernement de plusieurs grands Sénéchaux et des Provinces les plus importantes de France.
Ils entrent dans les Conseils du Roi, ils représentent dans les Ambassades, dans les missions extraordinaires, même jusqu’à la Vice-Royauté du Canada ; ils occupent des charges importantes auprès de la personne Royale.
Dans le clergé, nous rencontrons un cardinal, des archevêques, des évêques, des grands prieurs, des protonotaires apostoliques, des aumôniers du Roi. Toutes ces charges, remplies avec distinction, ont valu à leurs titulaires des récompenses honorifiques dans les ordres de Chevalerie créés par la Royauté et dans celui de Malte.

L’ordre du Saint-Esprit, le plus illustre des ordres Royaux, ne compte pas moins de 10 membres dans les différentes branches de la Maison et aux diverses époques.

- 1er Gilbert de Lévis, Duc de Ventadour, promu en 1578, non reçu.
- 2ème Antoine de Lévis, Comte de Quélus, promu le 31 décembre 1580.
- 3ème Jean de Lévis, fils de Jean de Lévis VI, seigneur de Mirepoix, promu en 1595.
- 4ème Anne de Lévis, Duc de Ventadour, promu le 2 janvier 1599.
- 5ème Charles de Lévis, Duc de Ventadour, promu le 14 Mai 1633.
- 6ème Charles de Lévis, Comte de Charlus, promu en 1663.
- 7ème Charles-Eugène de Lévis-Charlus, Duc de Lévis promu le 2 février. 1731.
- 8ème Gaston-Charles-Pierre de Lévis, Duc de Mirepoix, Maréchal de France, Gouverneur du Languedoc, promu le 2 février 1739, reçu le 2 février 1741.
- 9ème François de Lévis-Ajac, Duc de Lévis, Maréchal de France, promu en 1776.
- 10ème Gaston-Pierre-Marc de Lévis-Ajac, Duc de lévis, promu en 1820.

Dbc 10

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