LAGARDE – RESTE-T-IL UN TRESOR AU CHATEAU ?

Ruines imposantes visibles à des lieux à la ronde, le château n’a peut-être pas encore livré tous ses secrets. Il y a de cela quelques années, l’équipe en place chargé de sa restauration avait mis à jour des documents pouvant permettre de rapprocher certaines fouilles.

Fouilles, soi-disant inexistantes… mais pourtant, combien n’on cessé de remuer la terre et les cailloux sous l’égide de l’association Comité de Défense du Château de Lagarde avec la participation de ses membres et jeunes de chantiers internationaux. Sans vouloir aller trop vite, remontons le temps afin de mieux comprendre l’évolution des recherches.

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1789 marquera le tournant historique de la noblesse et des pouvoirs royaux. Les seigneurs perdent leurs biens, parfois leur tête. A Lagarde comme ailleurs, les biens sont vendus…

Mais à Lagarde, plus précisément, c’est un certain Jean Dangereux qui va faire une très grosse affaire. Il va acheter tout ce qui se trouve à l’intérieur du château, jusqu’aux poutres qui consolident les pièces.

Ce Jean Dangereux, on peut le comprendre, il était protestant, et de tous temps jusqu’à la révolution, les protestants ont été persécutés par les catholiques. De plus, il est issu de la branche des Rothschild, il a les moyens de s’offrir le contenu !

Ce mobilier aurait pu être vendu et éparpillé aux confins de la planète. Et bien non ! Tout est quasiment resté dans le département. Superbes chaises, tables, fauteuils, lits, argentiers, bibliothèque, tableaux… et même robes et habits d’avant 1789. Visiter le domaine ou se trouvent toutes ces merveilles, voir, toucher, photographier, c’est la chance du correspondant.

 

Mais si trésor il y a, ou qu’il reste quelque chose d’intéressant à découvrir au château de Lagarde, se sont les caves !

Juste avant l’achat de Jean Dangereux, le dernier des Lévis avait eu largement le temps d’en condamner les deux entrées. D’après les documents retrouvés (le détail des ventes) on pouvait lire jusqu’aux fourchettes et couteaux qui y figuraient, mais rien à propos de ce qu’il pouvait se trouver dans les caves, dont on parle pourtant dans de nombreux autres écrits (au moins deux grandes pièces, l’une d’entre elle donnant sur le puits central). On a retrouvé tous les plans du château, les transformations successives, toute une documentation quasiment incroyable dont la plus part en provenance de l’étranger (documents emportés par les familles nobles qui ont pu fuir le nouveau régime), mais rien, absolument rien, pas le moindre indice où piste permettant d’accéder aux pièces inférieures. Quand au puits, encombré au fil des décennies par toutes sortes de gravats et encombrants, il est bien plus dangereux que le restant des vestiges.

D.B.

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