Ancien combattant, Porte-drapeau et devoir de mémoire

Né le 15 mars 1942 à Thouars-sur-Arize (Ariège), Jean Pierre Cattaneo est appelé pour son service militaire à 19 ans et demi, et sait qu’il doit effectuer 18 mois sous les drapeaux. L’année 1961 touche à sa fin, le conflit en Algérie s’éternise et demande beaucoup d’hommes. C’est sans appel ni aucun choix, il est certain de se retrouver quelque part dans ce vaste pays qui est encore considéré comme un département français. Il fait ses classes à Mourmelon dans la Marne au 503ème RCC (Régiment de Chars de Combat), ensuite il embarque à Port-Vendres et débarque 38h* après à Oran, le 7 ou 8 janvier 1962. Là, direction la gare avec beaucoup de camarades (militaires), où il devra prendre un train qui le mènera à Aïn Sefra.

* Au départ de Port-Vendres, par beau temps et mer calme, le temps de traversée en paquebot était de 29h à destination d'Alger et 38h pour arriver à Oran. 

Le baptême du feu et première frayeur : A l’arrivée éclate une fusillade, c’est les wagons qui sont pris en cible, sans réfléchir tous se couchent en essayant de se protéger au maximum, heureusement ce ne sera que des vitres brisées. Mais cela donne quand même une impression d’indésirable, et qu’il faudra avoir des yeux partout. L’Algérie risque de ne pas être de tous repos.

Après Aïn Sefra, au 1er RCC, direction en colonne de transport routier jusqu’à « Inenlachar », où il est affecté dans un blockhaus pour la surveillance d’un barrage électrifié (ligne barbelée servant de frontière entre l’Algérie et le Maroc) qu’il faudra surveiller sans discontinuer jour et nuit. C’est une zone de montagnes en bordure de l’Atlas, un lieu désertique, des cailloux à perte de vue, un coin assez tranquille, avec pour seul bémol « les mines ». En effet, même dans un coin si isolé, il restera toujours le besoin d’approvisionnement, nourriture, courrier, inspections, remplacements, permissions et autres, et pour cela les transports ne cesseront d’être les plus exposés malgré des hommes expérimentés en déminage, quelques rares explosions occasionneront bien des dégâts. Il terminera son service militaire à Perrégaux, et retournera « entier » en France le 18 avril 1963. 

De retour à la vie civile, il travaillera 32 ans sur les transports routiers.

Porte-drapeaux depuis 1998, il est de toutes les commémorations dans le Pays d’Olmes: 19 mars, 8 mai, 14 juillet, 11 novembre, sans oublier la Journée du souvenir français et les traditionnels recueillements en lieux et faits de la Résistance dont on remarque parfois les plaques commémoratives en bordures des routes et chemins de campagne : Roquefixade, près de Bélesta, Vira, Pereille…). Mais aussi lors de funérailles d’anciens combattants.

Il aide également Monsieur André Gaucher dans ses démarches au près des écoles et lycées pour un devoir de mémoire, dont le thème est la Résistance, et qui se traduit chaque année par un concours réalisé par des classes d’élèves à l’approche des grandes vacances.

Jean-Pierre Cattaneo, inscrit à la FNACA porte à chaque cérémonie le drapeau FNDIRP

 

Il est titulaire :

-  Croix du combattant.

-  Titre de Reconnaissance de la nation, avec barrette Afrique du Nord.

-   Médaille commémorative avec barrette Algérie.

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