La guerre : Un fléau, mais aussi un théâtre d'actions... à remémorer

Né en 51, j’ai eu la chance de ne pas avoir connu de guerre, si ce n’est les reportages aux actualités, documentaires, Internet et autres moyens de communications.

Lorsque j’étais écolier, nous allions en rang, fanfare en tête, à la commémoration du 11 novembre. Il me semble qu’il y avait un peu plus de participation de la population tant le défilé me paraissait long. Je me souviens d’un vieux Monsieur* avec une seule jambe, tout de noir vêtu et qui serrait son drapeau. Ses enfants tenaient une épicerie, rue Vaillant Couturier à Laroque d’Olmes. Moi, j’étais ami avec les petits enfants.

Depuis, le temps a passé, et un jour on m’a proposé de photographier des footballeurs, un peu plus tard, un correspondant absent, un journal qui avait besoin de clichés d’un match de rugby, les miens ont fait l’affaire, et de fil en aiguille on m’a proposé de devenir correspondant. De ce fait, comme à l’école, passage obligé aux commémorations.

Obligé, est pas le bon mot ! Nécessaire à la vente du journal, donc obligatoire. Mais, dès la première cérémonie je me suis rendu compte combien il est nécessaire d’accomplir un devoir de mémoire. Enfant, j’y allais car j’y étais obligé. Il y a une très grosse différence.

Il y a plus de 10 ans, j’ai assisté à une cérémonie de remise de légion d’honneur et pour laquelle j’étais le photographe officiel de la famille. Avec un peu de recul, je m’aperçois qu’il y a beaucoup de particuliers qui ont vécu des moments de gloire où qui ont gardé des souvenirs de leur service militaire, qui pourraient être partagés, mieux encore, des souvenirs qui permettent de perpétuer la mémoire d’un nom, une famille… C’est aussi l’histoire d’un village, d’une ville, la mémoire fait partie de l’histoire comme elle fait partie du patrimoine.

La roue du temps tourne, sans cesse, et combien vont rejoindre leurs camarades dans l’oubli ?

Combien pourraient remémorer des souvenirs mis au placard et contribuer ainsi au devoir de mémoire, pour les enfants, petits enfants et l’Histoire.

Si vous avez une histoire à raconter, volontaire, carrière, appelé, et vous avez des souvenirs (mémoire, documents, photographies), vous pouvez soit m'envoyer un message par Internet à denis@olmes-echo.com ou m'appeler au 05 61 03 18 97 ou 06 43 14 86 34 pour convenir d'un rendez-vous. 

Monsieur*: Il s'agissait d'Alexandre ROUZAUD (père de Rolland, qui fut durant de nombreuses années Secrétaire de mairie).

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D.B.

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