UNE CARRIERE MILITAIRE BIEN REMPLIE !

Jean Baptiste PERISSE  (1933 - 2016)

Né à Dun le 13 août 1933 dans une famille de cultivateurs, il quitte l’école à 12 ans pour aider ses parents. Les années passant, il songe à une carrière militaire, mais est contrecarré par l’âge car à l’époque la majorité est de 21 ans. En fait, le travail de la terre demande beaucoup et ses parents ont grandement besoin de lui, l’idée de pouvoir partir et visiter du pays s’évapore.

les-conscrits-de-dun-a-mirepoix.jpgEn mars 1952, il est convoqué à la mairie de Mirepoix pour le conseil de révision, et l’on le déclare « bon pour le service aux armées ». Deux ans plus tard, le 2 mai 54, il est appelé pour son service militaire au Camp de Rivesaltes, où il fera trois mois de classe, et rejoindra ensuite la caserne du Maréchal Joffre à Perpignan dans le 24ème Régiment d’Infanterie Coloniale (parachutiste).

Fin août 54, on lui accorde quatre jours de permission, en prévision d’un départ colonial. Sachant par les actualités de l’époque, et les « on dit », les problèmes en Indochine, lui et ses copains appelés pensaient qu’ils risquaient de se retrouver là-bas, mais au lieu de cela, il rejoint Marseille et embarque sur le « Kairouan » à destination de Tunis.

Après une traversée de 24h, il continue son voyage sur un train de marchandises jusqu’au Souk Araba, où là s’ensuit une formation de trois bataillons de chasseurs alpins : le 12ème BCA, le 14ème BCA et le 25ème BCA, il sera intégré dans le dernier à la surveillance d’un barrage électrifié dit : Ligne Morris. Ce barrage sert de frontière dans une zone montagneuse entre la Tunisie et l’Algérie. La Tunisie étant à l’époque un protectorat Français, comme le Maroc et l’Algérie étant une colonie.

j-b-perisse-1954.jpgPas un jour de repos avec ce 25ème qui essuie sans cesse des tirs isolés parfois des attaques plus organisées des « fellagas ». Heureusement, la légion étrangère qui est en plaine est proche et intervient à chaque fois assez rapidement pour limiter les dégâts. Il est vrai que ce 25ème est surtout composé d’appelés, si ce n’est les officiers qui eux faisaient carrière. Entre tours de garde et dormir, se défendre, il n’y avait pas le temps de penser à autre chose, et pas question d’être relevés ni d’avoir une permission. Jean n’avait d’autre remède que d’attendre la quille prévue en août 1955.

Début août, à quelques jours de sa libération, mauvaise nouvelle, le chef du bataillon annonce que la classe 54-1 n’est pas libérable à cause de la loi des 18 mois, et qu’au minimum, les appelés doivent faire 6 mois de plus. Prenant le mal en patience, Jean Baptiste Périssé fera presque neuf mois de plus, avec une permission en février, et terminera son service militaire en avril 1956. Pour le voyage retour, il embarquera sur le Président de Cazalet.

De retour chez lui à Dun, il reprendra le travail de cultivateur, car son frère, à son tour est parti faire son régiment. Et comme la terre ne peut attendre…

De l’armée, il n’en garde pas un très bon souvenir. Il est vrai qu’il a eu de nombreuses épreuves, notamment le combat, et par chance, il est revenu entier. Mais la vie continue, cette roue qui ne cesse de tourner, on est jeune… et un jour on choisit d’avoir une compagne, et ainsi le 5 avril 1957, il se marie, quitte la ferme, et s’en va travailler à l’usine dans le textile, chez Fonquernie à Laroque d’Olmes. Il y restera presque une année, mais ce travail ne lui plait guère, ne lui convient pas, et peut-être, encouragé par son épouse, il décide de postuler pour la gendarmerie.

Suite : Son parcours dans la Gendarmerie Nationale

http://www.olmes-echo.com/pages/memoire/une-carriere-militaire-bien-remplie-1.html 

section-au-camp-de-rivesaltes.jpgtunisie-en-1955.jpg

D.B.

Ajouter un commentaire